Les Coréens utilisent encore régulièrement les ventouses pour soulager la fatigue et les douleurs, et la mère de ma famille d'accueil particulièrement. J'ai donc tenté l'expérience, pour voir...
La sensation est vraiment étrange, mais pas douloureux. Par contre je ne m'attendais pas à avoir de telles traces !
Apparemment, lorsque les marques sont très foncées, il faut percer avec une aiguille pour faire "couler le mauvais sang". Non merci ! Déjà que les marques sont restées une bonne semaine !
dimanche 19 juillet 2015
Sortie en famille
Les woofers ont droit à une journée de congé par semaine, et j'étais très enthousiate à la perspective de sortir de ma première ferme d'accueil. Il n'y a généralement pas grand chose à faire à la campagne, mais j'avais repéré un départ de randonnée en (petite) montagne à 200 m de la ferme, et j'ai donc annoncé mes projets à la famille d'accueil qui s'inquiétait de comment j'allais occupé mon temps libre.
Cette famille était vraiment charmante mais ne me laissait pas vraiment de temps à moi, j'étais impatiente de parcourir la forêt dans le silence et l'isolement. Malheur ! Ils se sont empressés de dire qu'ils m'accompagneraient, et je ne pouvais pas vraiment refuser...
Nous sommes donc parties, de tôt matin, moi, la mère de famille et la fille cadette (le père s'étant blessé au genou quelques mois auparavant marche encore avec une béquille).
J'en profite pour dire quelques mots sur cette famille très très coréenne.
Les parents ont commencé leur exploitation biologique il y a une trentaine d'années et ont eu trois enfants : un garçon aîné et deux filles.
La benjamine est encore étudiante mais profite de ses vacances d'été pour aller au Canada... faire du woofing !! (et, bien qu'elle ait travaillé toute sa vie à la ferme de ses parents, elle trouve cela difficile !).
Le fils aîné travaille à Séoul. Comme il est le fils aîné, il aura un jour le devoir de s'occuper de ses parents vieillissants. Mais comme son père est le fils aîné, le père doit s'occuper de ses vieux parents à lui (90 ans), mais ceux-ci refusent de quitter Séoul - le fils aîné vit donc désormais avec ses grands parents pour veiller sur eux (il a une tante maternelle vivant aussi à Séoul, mais elle ne prend pas cette responsabilité). Le fils a une copine qu'il aimerait bien épouser, mais les grands parents qui râlent beaucoup ne souhaitent pas voir arriver une jeune femme pour vivre avec eux, et la jeune femme ne souhaite pas non plus aller vivre chez des croulants ronchons... Donc, on attend la mort des grands-parents pour le mariage !
La fille cadette de 28 ans vit avec ses parents et travaille à la ferme - elle n'a pas fait d'études supérieures et je ne pense pas qu'elle soit officiellement salariée. Ses parents sont ravis de cette aide et verraient d'un très mauvais oeil qu'elle s'installe ailleurs ! En tant que première des filles, il est presque évident qu'elle doit aider ses parents, et a toujours eu ce rôle dans la famille . La maman espère qu'elle se trouvera un gentil mari dans les environs (mais surtout pas trop loin !)
Quoiqu'il en soit, étant donné que les trois personnes vivant à la ferme vivent constamment ensemble et voient assez peu de monde de l'extérieur, je trouve qu'ils ont réussi à conserver des relations très saines et vivantes (les Coréens ont le sang chaud !).
Retour à la randonnée. Nous voilà donc parties pour une randonnée que cette famille ne fait presque jamais (la mère, 3 fois en 30 ans. la fille, jamais).
Les randonnées coréennes sont généralement très faciles à suivre : les chemins sont bien indiqués et fréquentés, il est donc difficile de se perdre... Et pourtant...
Au début nous avons traversé un terrain d'entrainement militaire (j'ai déjà mentionné qu'une base militaire était stationnée à proximité), inutilisée le dimanche
Puis nous avons continué notre chemin. A un moment, le chemin tournait sur la droite, et la maman a préféré aller à gauche d'un pas volontaire ! Elle m'a assuré que si si, c'était un chemin ! Il y avait beaucoup de feuilles car peu de personnes l'empruntaient ! Personnellement, je pense que ce "chemin" avait au mieux été tracé par les animaux de la forêt, et n'était pas du tout destiné à la marche humaine, surtout quand nous avons dû traverser un terrain très raide avec de nombreuses fourmilières où nous ne pouvions nous arrêter, pas même un instant, de peur que ces énormes fourmies rouges nous montent sur les jambes !!
Heureusement, arrivées au sommet, nous avons rejoint un vrai sentier, que la maman a déclaré beaucoup trop fréquenté à son goût évidemment ! (moi j'étais un peu de mauvais poil : si j'avais fait cette rando seule, la montée aurait été bien moins désagréable ! et je n'avais demandé à personne de m'accompagner !)
Le paysage était typiquement coréen et pas particulièrement beau ou intéressant (la forêt non plus d'ailleurs), mais cela faisait du bien de sortir de la ferme néanmoins :
Mes hôtes, en bon Coréens, ont tenu à me prendre en photo à moult reprises. Florilèges :
Cette famille était vraiment charmante mais ne me laissait pas vraiment de temps à moi, j'étais impatiente de parcourir la forêt dans le silence et l'isolement. Malheur ! Ils se sont empressés de dire qu'ils m'accompagneraient, et je ne pouvais pas vraiment refuser...
Nous sommes donc parties, de tôt matin, moi, la mère de famille et la fille cadette (le père s'étant blessé au genou quelques mois auparavant marche encore avec une béquille).
J'en profite pour dire quelques mots sur cette famille très très coréenne.
Les parents ont commencé leur exploitation biologique il y a une trentaine d'années et ont eu trois enfants : un garçon aîné et deux filles.
La benjamine est encore étudiante mais profite de ses vacances d'été pour aller au Canada... faire du woofing !! (et, bien qu'elle ait travaillé toute sa vie à la ferme de ses parents, elle trouve cela difficile !).
Le fils aîné travaille à Séoul. Comme il est le fils aîné, il aura un jour le devoir de s'occuper de ses parents vieillissants. Mais comme son père est le fils aîné, le père doit s'occuper de ses vieux parents à lui (90 ans), mais ceux-ci refusent de quitter Séoul - le fils aîné vit donc désormais avec ses grands parents pour veiller sur eux (il a une tante maternelle vivant aussi à Séoul, mais elle ne prend pas cette responsabilité). Le fils a une copine qu'il aimerait bien épouser, mais les grands parents qui râlent beaucoup ne souhaitent pas voir arriver une jeune femme pour vivre avec eux, et la jeune femme ne souhaite pas non plus aller vivre chez des croulants ronchons... Donc, on attend la mort des grands-parents pour le mariage !
La fille cadette de 28 ans vit avec ses parents et travaille à la ferme - elle n'a pas fait d'études supérieures et je ne pense pas qu'elle soit officiellement salariée. Ses parents sont ravis de cette aide et verraient d'un très mauvais oeil qu'elle s'installe ailleurs ! En tant que première des filles, il est presque évident qu'elle doit aider ses parents, et a toujours eu ce rôle dans la famille . La maman espère qu'elle se trouvera un gentil mari dans les environs (mais surtout pas trop loin !)
Quoiqu'il en soit, étant donné que les trois personnes vivant à la ferme vivent constamment ensemble et voient assez peu de monde de l'extérieur, je trouve qu'ils ont réussi à conserver des relations très saines et vivantes (les Coréens ont le sang chaud !).
Retour à la randonnée. Nous voilà donc parties pour une randonnée que cette famille ne fait presque jamais (la mère, 3 fois en 30 ans. la fille, jamais).
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| Photo au départ ! Avec un bâton à selfie évidemment ! |
Au début nous avons traversé un terrain d'entrainement militaire (j'ai déjà mentionné qu'une base militaire était stationnée à proximité), inutilisée le dimanche
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| Ramper sous les fils barbelés ! |
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| Prendre d'assaut un bureau ! |
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| Suivre des tranchées !! |
Heureusement, arrivées au sommet, nous avons rejoint un vrai sentier, que la maman a déclaré beaucoup trop fréquenté à son goût évidemment ! (moi j'étais un peu de mauvais poil : si j'avais fait cette rando seule, la montée aurait été bien moins désagréable ! et je n'avais demandé à personne de m'accompagner !)
Le paysage était typiquement coréen et pas particulièrement beau ou intéressant (la forêt non plus d'ailleurs), mais cela faisait du bien de sortir de la ferme néanmoins :
Mes hôtes, en bon Coréens, ont tenu à me prendre en photo à moult reprises. Florilèges :
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| Arrivées au sommet ! |
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| La descente était plus ardue qu'anticipé... mais bien encadrée ! |
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| Dispute bon enfant avec la fille. |
dimanche 12 juillet 2015
Plein de boîtes !
Le woofing permet de partager le quotidien d'une famille, et notamment des repas, ce qui est rare quand on visite un pays en touriste. J'étais donc très intéressée de voir comment mangent les vrais coréens chez eux.
Voici le repas préparé pour 4 personnes dans ma première famille d'accueil :
Du riz, une soupe et des plats d'accompagnement : ce type de repas était préparé trois fois par jour (cette famille m'a fait beaucoup beaucoup manger !).
Bon, j'ai vérifié, toute les familles coréennes ne servent pas systématiquement des repas aussi copieux. Peut-être le fait que j'étais là a joué, mais je pense surtout que cette famille aimait la nourriture et considérait que cuisiner est important (la mère envisage que sa fille ouvre un jour un petit restaurant dans les environs).
Préparer ce type de repas est évidemment un peu long, mais les "banchan", c'est-à-dire les plats d'accompagnement, sont toujours préparés en quantité et mangés petit à petit, disposés sur de petites assiettes (tout comme le riz est cuit une fois puis réchauffé au cuiseur à riz). C'est pour cela qu'on trouve dans le frigo plein plein de boites pour les conserver !!
Tout cela est délicieux, mais ayant été de corvée de vaisselle pendant tout le séjour, je peux dire que ce type de repas produit beaucoup trop de vaisselle à laver !
Voici le repas préparé pour 4 personnes dans ma première famille d'accueil :
Du riz, une soupe et des plats d'accompagnement : ce type de repas était préparé trois fois par jour (cette famille m'a fait beaucoup beaucoup manger !).
Bon, j'ai vérifié, toute les familles coréennes ne servent pas systématiquement des repas aussi copieux. Peut-être le fait que j'étais là a joué, mais je pense surtout que cette famille aimait la nourriture et considérait que cuisiner est important (la mère envisage que sa fille ouvre un jour un petit restaurant dans les environs).
Préparer ce type de repas est évidemment un peu long, mais les "banchan", c'est-à-dire les plats d'accompagnement, sont toujours préparés en quantité et mangés petit à petit, disposés sur de petites assiettes (tout comme le riz est cuit une fois puis réchauffé au cuiseur à riz). C'est pour cela qu'on trouve dans le frigo plein plein de boites pour les conserver !!
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| On prend un peu du contenu de 5 à 6 boites pour chaque repas, et si tout n'est pas mangé, on remet dans la boite ! |
En woofing !
Afin d'élargir plus encore mes horizons, j'ai décidé de consacrer mon mois de juillet à faire du woofing.
Woofing ? késako ?
Le WWOOF (pour World Wide Opportunites in Organic Farms) donne l'opportunité aux gens du monde entier de venir travailler dans des fermes (la plupart du temps) qui pratiquent l'agriculture biologique en échange des repas et du logement. C'est donc une façon très économique de voyager, mais également une alternative intéressante au tourisme traditionnel, car cela permet de découvrir un pays sous un jour nouveau et d'être davantage au contact des populations locales.
Ma première ferme se situait dans la périphérie de Séoul (dans la région de Gyeonggi) : l'activité principale de cette ferme est la culture de poires (différentes de chez nous : beaucoup plus grosses et plus rondes). Il s'agit d'une exploitation familiale mais le verger est vraiment grand !
Mais l'été n'est pas la saison des poires... Les poires sont individuellement emballées au printemps et récoltées à l'automne, ce qui fait que je n'ai vu des poiriers que ceci :
Bref, j'ai vu les poiriers mais n'ai pas touché aux poires.
Qu'ai-je donc fait ?
Et bien, au printemps et à l'été, la végétation pousse - il faut donc couper et désherber ! Avec une petite faucille, j'ai désherbé à tous vents !
La ferme élevait également des cochons noirs bio (peut-être étaient-ils une soixantaine ?) qu'il fallait nourrir, notamment avec les herbes coupées à la sueur de mon front, mais également avec des feuilles de chou, que nous allions chercher dans une usine de condionnement de produits alimentaires : les feuilles un peu passées, les navets pas très frais, étaient laissées à notre disposition.
Bien sûr les cochons se nourrissaient également de graines et d'autres poudres non identifiables mais certifiées bio !
Un jour où il pleuvait, j'ai également été en charge de conditionner la viande de porc pour la viande - et de faire des saucisses !
Bref, j'ai bien bossé ! J'ai un peu souffert mais je me suis surtout bien amusée !
A mon arrivée, les hôtes m'ont demandé quels étaient mes vêtements pour travailler : j'ai montré mon tee-shirt, mon short, mon bob et mes chaussures de marche, équipement idéal selon moi pour travailler confortablement malgré la chaleur. Les hôtes ont bien ri et m'ont passé des bottes en caoutchouc trop grandes, un pantalon en tissu très fluide et très large pour protéger des écorchures et du soleil (mais avec des imprimés de type papier peint des années 60), des manches pour ajouter au tee shirt pour les mêmes raisons, ainsi qu'une serviette a mettre autour du cou avec une pince à linge... Le tout constituait une apparence d'une rare laideur !
Woofing ? késako ?
Le WWOOF (pour World Wide Opportunites in Organic Farms) donne l'opportunité aux gens du monde entier de venir travailler dans des fermes (la plupart du temps) qui pratiquent l'agriculture biologique en échange des repas et du logement. C'est donc une façon très économique de voyager, mais également une alternative intéressante au tourisme traditionnel, car cela permet de découvrir un pays sous un jour nouveau et d'être davantage au contact des populations locales.
Ma première ferme se situait dans la périphérie de Séoul (dans la région de Gyeonggi) : l'activité principale de cette ferme est la culture de poires (différentes de chez nous : beaucoup plus grosses et plus rondes). Il s'agit d'une exploitation familiale mais le verger est vraiment grand !
Mais l'été n'est pas la saison des poires... Les poires sont individuellement emballées au printemps et récoltées à l'automne, ce qui fait que je n'ai vu des poiriers que ceci :
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| Les poiriers... et leur tuyaux d'arrosage ! |
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| Les futures poires bien protégées... |
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| Les sacs de protection, pur produits de la mondialisation : sur des poires coréennes, sur lesquels est écrit "for USA" sur fond de caractères chinois ! |
Qu'ai-je donc fait ?
Et bien, au printemps et à l'été, la végétation pousse - il faut donc couper et désherber ! Avec une petite faucille, j'ai désherbé à tous vents !
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| AVANT |
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| APRES !! |
La ferme élevait également des cochons noirs bio (peut-être étaient-ils une soixantaine ?) qu'il fallait nourrir, notamment avec les herbes coupées à la sueur de mon front, mais également avec des feuilles de chou, que nous allions chercher dans une usine de condionnement de produits alimentaires : les feuilles un peu passées, les navets pas très frais, étaient laissées à notre disposition.
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| Des caisses et des caisses de chou et de laitue, a transporter et remporter ! |
Un jour où il pleuvait, j'ai également été en charge de conditionner la viande de porc pour la viande - et de faire des saucisses !
Bref, j'ai bien bossé ! J'ai un peu souffert mais je me suis surtout bien amusée !
A mon arrivée, les hôtes m'ont demandé quels étaient mes vêtements pour travailler : j'ai montré mon tee-shirt, mon short, mon bob et mes chaussures de marche, équipement idéal selon moi pour travailler confortablement malgré la chaleur. Les hôtes ont bien ri et m'ont passé des bottes en caoutchouc trop grandes, un pantalon en tissu très fluide et très large pour protéger des écorchures et du soleil (mais avec des imprimés de type papier peint des années 60), des manches pour ajouter au tee shirt pour les mêmes raisons, ainsi qu'une serviette a mettre autour du cou avec une pince à linge... Le tout constituait une apparence d'une rare laideur !
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| Oui, j'ai attrappé un coup de soleil aux épaules ce jour-là. |
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| Vu la taille des herbes, j'avais l'impression de déforester plutôt que de désherber ! |
mardi 30 juin 2015
Assiettes sales dans la rue
J'ai déjà mentionné que les Coréens pouvaient se faire livrer presque n'importe quoi, presque n'importe où, presque n'importe quand. En particulier ils n'hésitent pas à commander des plats pour se les faire livrer chez soi, au bureau, ou même dans un parc !
Les plats en question sont livrés dans les vraies assiettes en verre en ou porcelaine, et recouverts de papier célophane. Quand le plat est consommé, les clients déposent les assiettes devant leur porte et le livreur repasse les chercher. Il ne faut donc pas s'étonner de souvent voir des assiettes sales dans la rue, attendre patiemment qu'on les récupère !
Les plats en question sont livrés dans les vraies assiettes en verre en ou porcelaine, et recouverts de papier célophane. Quand le plat est consommé, les clients déposent les assiettes devant leur porte et le livreur repasse les chercher. Il ne faut donc pas s'étonner de souvent voir des assiettes sales dans la rue, attendre patiemment qu'on les récupère !
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| Assiettes vides et sales en attente d'être récupérées dans un parking en pleine cambrousse ! |
Les plongeuses en apnée de Jeju
L'Île de Jeju est très fière de compter parmi ses spécificités les "Haenyo", c'est-à-dire les plongeuses qui récoltent les produits de la mer en apnée. Pendant plusieurs siècles, leur activité a consituté une des ressources primordiales de Jeju - même si leur nombre décroit depuis le milieu du 20e siècle, les femmes continuent de pécher et leurs représentations abondent sur l'île - un musée y est même consacré.
Au sein de ce (petit) musée, on apprend que les femmes plongeaient dès l'ère Joseon (14e-19e siècle). Malheureusement le musée n'explique pas pourquoi cette tâche, passablement ardue, était dévolue aux femmes, qui n'en devait pas moins satisfaire aux corvées ménagères. Cependant, le musée mentionne que l'ile était pauvre en ressources et soumise à des taxes importantes de la péninsule, et que donc les femmes devaient s'impliquer plus avant dans la sphère professionnelle et l'exploitation des ressources économiques.
Les plongeuses avaient établi des règles précises sur quoi pêcher, quand pécher, les sanctions encourrues en cas de non-respect des règles, les rapports hiérarchiques... Pendant longtemps, les femmes ont porté un maillot de bain en tissu, avec un petit bonnet pour que leurs cheveux ne les gênent pas sous l'eau. Au début des années 70, elles ont troqué le maillot de bain pour les combinaisons modernes, qui les protégent bien davantage du froid et ainsi leur permettent de rester plus longtemps dans l'eau (de 3 à 5h avec combinaison contre 1h avec le maillot de bain).
Au bord de la mer on trouve encore des constructions de la sorte :
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| (désolée, l'image est sombre !) |
M'étant longuement promené sur les rivages, j'ai tout de même apperçu un nombre certain de plongeuses, dans l'eau ou sortant de l'eau. Evidemment, elles disposent désormais de vrais vestiaires en dur pour entreposer leur équipement et on les reconnait dans l'eau grâce à leur bouées oranges.
Si on prête l'oreille, on peut entendre le sifflement distinctif qu'elles font quand elles reprennent leur souffle : les femmes plongent jusqu'à 2 minutes en apnée et leur méthode de respiration leur permet de reprendre leur souffle rapidement et sans trop de fatigue. Mais on imagine facilement que la tâche est difficile et cela est d'autant plus impressionnant que ces femmes sont d'âges mûr voire âgées.
Les chants des Haenyos reflète la dureté de ce style de vie et peuvent être entendues au musée, chantés par des anciennes plongeuses.
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| "j'ai dû retourné plonger 2 jours après mon accouchement, lalala" |
Si je devais émettre un bémol contre le musée, c'est son caractère parfois un peu condescendant : "bien que les plongeuses puissent sembler dures, elles n'en gardent pas moins un coeur d'or pour leur famille et demeurent des femmes qui cherchent à être jolies blablabla..."
On trouve des restaurants qui utilisent les produits pêchés par ces femmes, mais ce n'était pas trop dans mon budget pour cette fois !
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